4 janvier 2012

Taravai et sa plage des sables d'or

Taravai est la seconde plus grosse île des Îles Gambier.De forme triangulaire, elle est située au sud-ouest à 2 km de Mangareva et 300 m au nord de l'île de Agakauitai. Taravai mesure 5,7 km² et culmine à 256 m. Le bateau accoste sur un minuscule quai, devant le portique orné des Sacré-cœurs de la congrégation, construit en 1861 sous la direction du frère Soulié. Au centre le mont Duff sur Mangareva.Le tout petit village de Agakono ne compte que quelques habitants aujourd'hui, à une certaine époque il y avait 2 000 personnes. L'île est recouverte d’une végétation luxuriante, autrefois il y avait beaucoup de caféiers.
La survie du patrimoine religieux de Taravai préoccupe toujours les mangareviens. Il a d'ailleurs été retrouvé à Rikitea les manuels de dessins et d'architecture que les missionnaires utilisaient dans la construction des monuments. Les rois de Taravai et une partie de ceux de Rikitea, après leur décès, étaient transportés dans une grotte de l'îlot de Agakauitai, nommée Te ana'o Tetea.
L'accès à l'église se fait par un chemin bien tracé depuis le quai, passant sous le portail. L’église de Taravai est dédiée à Saint-Gabriel, l’archange messager des bonnes nouvelles, dont le nom signifie “Mon Dieu est fort" ou “héros de Dieu”. C’est un monument gothique, avec des croisées et une porte magnifiques. Elle fût édifiée en 1868 en remplacement de l'ancienne église qui avait été bâtie trop près de la montagne dans une zone d'éboulements. L'église est construite sur un plan rectangulaire de 32 m sur 18 m. Un clocher unique domine la construction. L’église est éclairée par une série de fenêtres gothiques, La nef est séparée du chœur par une rambarde en bois.Le sol est constitué de dalles de corail. Le portail d'entrée est décoré de nervures et de redans. Une pyramide de corail couronne le chapiteau du portail et supporte une vierge polychrome.
Nous faisons le tour de l'île en bateau. Voici la grotte de la pieuvre.Nous nous arrêtons à l’Est sur la plage de Onemea. Cette superbe plage est accessible uniquement par la mer. Un écrin de végétation très verte encadre une plage de sable fin de couleur orange. Nous y restons quelques heures, car il y a un banc de mulets. La pêche au filet sera abondante. Ces poissons n’ont pas la ciguatera et peuvent être mangés.A gauche de la plage on peut voir “l'escalier du diable”, une étonnante structure de basalte, évoquant un accès vers les Enfers.

Le basalte est une roche volcanique en général de couleur assez noire et compacte. D'un point de vue chimique, on le classe parmi les roches basiques, car il renferme de faibles teneurs en silice. Je suis revenue le vendredi pour complèter la découverte de Taravai, île sauvage et silencieuse, et me baigner aux sables d'or. A suivre

5 commentaires:

Elisabeth05 a dit…

Mais de quoi vivent les habitants de ces îles si éloignées de tout ?

Stéphane L. (29) a dit…

...De pêche, d'un peu d'agriculture, parfois du coprah
Une vie simple, sans fioritures...
et le problème, c'est que nombreux sont les îliens qui s'expatrient vers Tahiti pour le travail... et qui perdent leur petit paradis...

Sylvie-Anne a dit…

j'ai vu plus de maisons abandonnées aux Australes (Tubuai) qu'aux Tuamotu. Peu de gains et peu de dépenses. Aux Gambier, il y a de nombreuses fermes perlieres et les gens sont assez aisés.L'agriculture est balbutiante sauf aux Australes.

Les bretons du nord. a dit…

Enfin tu te montres en photo! Tu as l'air en bonne forme. Quelle volonté et ténacité! Tu vas la gagner ta bataille, c'est certain. Bises et bonne année Sylvie Anne. On t'admire ici tu sais !

Sylvie-Anne a dit…

C'est cette interactivité avec les lecteurs du blog qui n'existe pàs dans un livre. Aussi il est hors de question de publier tant que je suis en Polynésie; On verra après !