26 avril 2012

Huahine, l'île sauvage des ISLV

Huahine ou " l'île mémoire" est située à 175 km au nord-ouest de Tahiti dans les Iles Sous le Vent. Elle est aussi appelée "l'île de la femme", car elle a toujours été gouvernée par des reines. Elle s’est appelée autrefois Tematatoerau, puis Matairea. qui signifie "brise joyeuse" ou "peu de vent". Le capitaine Cook la baptisa sous l’appellation "Hermosa", qui signifie "belle".
Huahine peut aussi se traduire "sexe de femme" ; peut-être une référence à la forme particulière et pourfendue de la topologie. (hua, sexe et hine, femme).
L'île compte environ 6 000 habitants, répartis en 8 villages, sur une superficie de 74 km². Elle est composée de 2 massifs montagneux, Huahine Nui ( grande Huahine) et Huahine Iti (petite Huahine), séparés par les baies de Maroe et de Bourayne.
Huahine Iti ne possède qu'un volcan, dont le sommet, Pohue Rahi, atteint 460 m. Plus élevée, Huahine Nui culmine à 669 m au mont Turi.
C'est sur Huahine Nui que se trouve Fare, ville principale de l'île, et chef-lieu de la commune de Huahine. Jusqu'à la fin du XIX° siècle, Huahine était un royaume indépendant, aussi appelé royaume de Huahine et Maia'o. Selon la tradition, 3 principales dynasties s'y sont succédé :
La dynastie Hau-mo'o-rere, fondée aux XVII° siècle ; son dernier représentant est la reine Teha'apapa I que le capitaine Cook a rencontrée en 1769. Cette dernière maintenait la cohésion et l'indépendance de son royaume.
La dynastie Tamatoa est issue de Teha'apapa I et de son époux Mato a Tamatoa, Ils sont les fondateurs de la branche Tamatoa de Huahine. Cette dynastie règne jusqu'en 1854. La dynastie Teurura',  règne de 1854 à 1895.
Alors que les îles du Vent sont devenues colonie française dès 1880, les îles Sous-le-Vent restent indépendantes jusque dans les années 1890. Le royaume de Huahine et Mai'ao est annexé et rattaché aux EFO (Établissements français de l'Océanie) en 1897. L' histoire se confond dès lors avec celle de Tahiti.
Pouvanaa Oopa, le metua, est né à Huahine et la famille Oopa y est encore bien présente. Deux autres personnages ont marqué Huahine, Henri Hiro et Bobby Holcomb
.
Je suis arrivée à Fare à 18 hs et après une petite pause  jus frais, au bord du lagon, j’ai eu le droit à un superbe coucher de soleil.
Demain découverte des deux îles  en 4x4. A suivre .

23 avril 2012

La nouvelle gare maritime de Papeete

Depuis deux ans un bâtiment gigantesque était en construction auprès de la base navale, sur le port. Il s’agit  de la nouvelle gare maritime de Papeete qui a été inaugurée le 16 mars 2012 et a ouvert ses portes au public le 2 avril. Les débuts sont diffciles avec notamment des hausses de prix des billets qui ne passent pas très bien.
Voici l’histoire de cette construction, qui désormais fait partie du paysage portuaire de Papeete.
La première pierre a été posée le 16 octobre 2009 en présence du Président de la Polynésie française, Oscar Temaru, et du Haut-commissaire, Adolphe Colrat. Ce projet, dans les cartons depuis 2004, devait répondre pleinement aux besoins et aux attentes des quelque 4.700 usagers quotidiens de la ligne Tahiti - Moorea.
Avec 470 000 tonnes de transit annuel de marchandises et plus de 250 000 véhicules, le port de Papeete accueille aujourd'hui près d'1,7 million de passagers par an entre Tahiti et Moorea. Sur les 10 dernières années, le taux de croissance annuel moyen des trafics passagers et marchandises a été de plus de 4%.
Les infrastructures ne répondaient plus aux besoins du troisième port français, en nombre de passagers, après Calais et Bastia. Ce chantier, a induit la création de 250 emplois dans 22 corps de métiers.
Papeete était en effet jusqu'à présent le seul port de France sans gare maritime.  Seulement quelques baraquements existaient (qui avaient tout leur charme !).
Après un concours ayant mis en compétition plusieurs cabinets d'architecture, c'est Tropical Architecture, dirigé par Pierre Lacombe, qui a été retenu pour la réalisation de cet équipement public de grande envergure.
Avec ses 3 niveaux (un rez-de-chaussée et 2 étages), le bâtiment occupe 13 000 m2 au sol. Le concept architectural du bâtiment s'inspire du traditionnel fare pote'e, (lieu de rassemblement communautaire polynésien). Sa toiture à forte pente végétale, repose sur un ordonnancement de colonnes recouvertes de bois. (largeur : 35 m, hauteur 15 m, longueur 120 m) . Elle a nécessité 320 tonnes de bois d’épicea.
Le bâtiment abrite les billetteries, un espace d'attente pour les voyageurs, des rampes et passerelles d'accès aux navires surplombant les aires de circulation et de manutention, et enfin des bureaux aux étages supérieurs.
Un grand parking de 400 places était prévu de l'autre côté du boulevard du front de mer, à la place de l'ancien hôtel Royal Papeete, qui sera détruit, mais rien ne se passe encore ! 
Vue de la mer :
Le montant global de l'investissement s'élève à plus de 2,5 milliards Fcfp (210 millions d'Euros).
Pour assurer les mêmes conditions d’accueil et de sécurité, une gare identique devrait se construire à Moorea  dans la marina de Vaiare d’ici à 5 ans ! Avis aux gentils donateurs et financiers ambitieux ! 

21 avril 2012

Le Tifaifai : définition, origine


Le mot tifaifai a surpris les métropolitains qui me demandent des détails.
Tifa : verbe qui signifie joindre, assembler.
Tifai : pièce d’étoffe destinée à rapiécer un vêtement.
Tifaifai : un linge rapiécé et aussi couture d’appliques.
Introduit par les missionnaires protestants ou mormons au XIX, l’objectif était de combattre l’oisiveté et l’ennui des polynésiennes.
La première mention d’un tifaifai à Tahiti remonterait à 1850.
Le salon annuel du tifaifai se tiendra à la mairie de Papeete du 26 avril au 5 mai (9h à 17h)


19 avril 2012

Le Tifaifai ou patchwork polynésien

Les éditions "Au vent des îles", viennent de publier un ouvrage dédié au patchwork polynésien : LE TIFAIFAI.
Histoire, techniques, organisation sociale de ceux qui le produisent, tout ce qu’il faut savoir sur le tifaifai est dans ce livre.
Dans cet imposant ouvrage de 272 pages, une large place est consacrée à 28 portraits d’artisanes. Des "tifaifaiseuses" comme les appelle les auteurs. Michèle de Chazeaux et Marie-Noëlle Frémy. Ces femmes, ont accepté de se raconter, ont confié leurs souvenirs, leurs échecs, leurs déceptions comme leurs bonheurs, leurs fiertés.
Le tifaifai, est composé soit de tissus géométriques, soit d'appliques essentiellement de fleurs, de fruits ou de feuilles.
Objets trésors, trésors cachés, sujets de passion, de désirs, de jalousies, mais aussi travaux opiniâtres, exposés, copiés, vendus, le tifaifai n'est pas seulement une couverture légère faite de deux épaisseurs de tissu de coton cousues à la main ou à la machine, mais une partie indissociable de l'art, du décor et de la vie polynésienne.
Le tifaifai d'aujourd'hui est un art métis, syncrétique, apporté par les femmes de missionnaires et apprivoisé par les Polynésiennes. Son introduction date d'environ 200 ans. Il est la version polynésienne d'un ouvrage nommé patchwork dans le monde.
Les tifaifai différent par leur partie supérieure. Pour le modèle "mosaïque", tifaifai pu en Polynésie ou encore 'iripiti, à Rurutu, elle est constituée de nombreux petits morceaux de tissu de couleurs différentes, coupés de manière géométrique, soigneusement et artistiquement cousus ensemble. Pour "l'appliqué" ou "l'applique", tifaifai pa'oti ou tifaifai tapiri, le ou les dessins généralement figuratifs, représentant surtout la flore, sont coupés dans un morceau de tissu d'une ou de plusieurs couleurs et cousus sur le drap uni d'une autre couleur.
Cet ouvrage sur le tifaifai est le premier qui aborde ce sujet de façon aussi approfondie et s'y consacre entièrement. Le tifaifai, fait partie du cœur de la culture polynésienne.


Pour un tifaifai entièrement fait main, les prix peuvent dépasser les 80.000 CFP, mais qund on connait le nombre d'heures, qui ont été nécessaires pour la réalisation de ce bel ouvrage, le prix ne signifie plus rien.
Les auteurs : Michèle de Chazeaux :
Professeur de lettres, productrice et animatrice d’émission de radio et de télévision pour Polynésie 1ère. Elle a interviewé pendant des années, pour la radio, les femmes et les hommes qui ont fait ce pays, explorant ainsi la mémoire collective de la Polynésie française. Ses relations avec le monde de l’artisanat polynésien ont permis cette étude du tifaifai et de ceux qui le produisent. Elle est à l’origine de la plupart des portraits d’artisans.
Marie-Noëlle Frémy : Historienne spécialiste d’histoire contemporaine, a associé enquête livresque et enquête de terrain auprès des institutions, des artisans et des passionnés du tifaifai. Elle a écrit une grande partie des textes.

C'est un livre unique à avoir en bibliothèque absoluement.

18 avril 2012

Mareva, le urita'ata iti de Bora Bora

Le blog m’a permis d’être en contact avec quantité de personnes, dont des bretons du monde entier et beaucoup de polynésiens de métropole et tous les "toqués" de Polynésie !
Ainsi Mareva est née à Bora Bora d’une maman née à Huahine. Elle est médecin à Paris. Elle m’a adressé ce mail qui raconte une histoire vécue. Son récit, présenté comme une tragédie théâtrale, est vraiment très bien écrit et je lui ai demandé l’autorisation de publier dans le blog. Ce qu’elle a accepté très vite. Voici son texte intégral. C’est une tragédie racinienne qui en respecte les 3 règles : unité de temps, unité de lieu et unité d’action (vieux souvenirs du lycée !) . Bravo à Mareva pour son courage et sa prose pleine de suspense. Ils sont fous ces taote (médecins) de Tahiti qui vivent à Paris ! Pas assez de soleil sans doute !

Ia ora na
Aujourd'hui, j'ai décidé de te faire sourire à travers une de mes mésaventures. Je n'ai pas ton talent de narratrice, mais je vais m'appliquer.
Pour commencer, je dois te dire, que je ne rate jamais une occasion de faire des c.. . Mon père m'avait surnommée: Urita'ata iti (petit singe) car j'adorais grimper aux arbres. A 58 ans, j'ai encore des comportements de gamine. Après un saut en parachute, une méharée (8 jours à dos de dromadaire) dans le grand sud marocain, un 14 Juillet inoubliable en Provence, un stage de conduite de F1 et bien d'autres encore, ma dernière bêtise en date, j'ai testé le saut à l'élastique, le sport le plus vertigineux après la pétanque !

Le BENJI, OU COMMENT S'ENVOYER EN L'AIR EN PUBLIC ?


Préambule : Pour Noël, mon frère m'a offert ce "cadeau empoisonné". Devant témoins, impossible de me défiler.
ACTE I
Scène 1
. 7h. Je me réveille. Petite angoisse. A 14h je serai lâchée de 90 mètres de hauteur, avec seul ami à ce moment-là, un élastique accroché à mon petit 37 de pointure. Une pensée trotte dans ma tête: "Mais quelle idée à la c... de vouloir sauter!".
Scène 2. 12h. Lorsque nous arrivons sur les lieux de mon exécution, le pont est désert. Pause repas oblige. Tous les futurs sauteurs se restaurent. Comment arrivent-ils à manger? Moi, je ne peux rien avaler.

ACTE II.
Scène 1.
13h. Pesée avant le saut: chaque élastique correspond à une catégorie de poids.
Scène 2. 13h15. Heure de signer les décharges. Gloups! Ca rassure !!!
Scène 3. 14h. Les sauts commencent. Des sauts je n'ai rien vu. Juste entendu les hurlements résonner dans la vallée. De plus en plus rassurant !
J'avale difficilement ma salive. Plus le temps passe, plus je deviens verte et de moins en moins loquace. Adrénaline en ébullition. Je n'ose pas dire que je voudrais abandonner. De toute façon, je ne peux plus reculer.
Scène 4. Me voilà donc partie dans la file d'attente. 10 mn de macération en attendant mon tour, histoire de bien voir les autres douiller avant le saut.
Scène 5. On m'équipe de tout un tas de harnais; impossible de filer à l'anglaise; je suis entravée, prisonnière. Même David Copperfield n'arriverait pas à s'en sortir tout seul!

ACTE III.
Scène 1
. C'est mon tour. Je me positionne sur la piste d'envol. Désormais ma vie est entre les mains d'un morceau de caoutchouc et elle "ne tient qu'à un fil". Dire qu'au départ la vie ne tient qu'à un bout de latex ! La boucle est bouclée ! Pour résumer: tout est la faute des hévéas !
3 moniteurs à mes côtés, 2 caméras, 1 photographe et des dizaines de badauds. Bref, le GRAND show !
Scène 2.
Résignée dans l'attente d'une catastrophe éminente, je n'ose pas regarder en bas. Dernière vérification. Drôle de sensation. Je suis terrifiée, mais c'est trop bon. Dernières recommandations de l'instructeur et consignes de sécurité. Black out total : la sécurité, je n'en ai rien à f... en ce moment. Derniers conseils: "Jette-toi directement dans le vide, sans te poser de questions." (La bonne blague: si je m'étais posée des questions, je ne serais pas ici; si j'avais fait travailler MON neurone, je ne sauterais pas).
Je n'ai pas entendu la suite, parce que, à ce moment-là, je me demandais pourquoi j'ai toujours de telles idées et pourquoi j'aime faire des trucs stupides.


ACTE IV.
Scène 1
. Petit regard en bas. Oh la la ! C'est quand même bien haut ! Pendant 1/2 seconde, le doute m'envahit, la peur face au vide me paralyse. Mais j'entends les gens hurler des encouragements et là...
Scène 2. ... je me lance. Grand plongeon vers des sensations inconnues, la tête à l'envers. Je vole. Enfin ... JE TOMBE !


Tout défile très, très vite. Décharge d'adrénaline puissance infinie. C'est sûr, je vais me croûter par terre, m'écrabouiller dans une mare de sang, rentrer chez moi en kit et finir dans la rubrique "Faits divers". Tous mes organes ont envie de se planquer au même endroit: dans ma gorge !. J'ai l'impression d'être sortie de mon corps.
Scène 3. Premier rebond. Ouf ! Je suis rassurée, le benji a résisté. Je savoure l'instant, quand soudain, une impulsion verticale me renvoie dans les airs comme une poupée de chiffon. Remontée violente et retombée tête la première pour un second saut. 1fois, 2 fois, 3 fois. Je ne suis plus qu'un yoyo, un pantin désarticulé. Tête en bas, pieds en l'air et mains battantes dans le vide. Oubliée la position de sécurité ! Ca bouge dans tout mon corps, mon cœur me joue des tours. Ultra kiffant ! Presque orgasmique!
Scène 4.
Retour sur terre. Libération de mes sangles et remontée, d'une démarche un peu chancelante et déséquilibrée, des 90 m qui m'ont pris 7 secondes à descendre.

Conclusion : Expérience extrême que je ne recommencerai pas. "Never again" comme disent mes mo'otua.


Je t'embrasse très fort et Fa'aitoito! MAREVA

PS :Mes frères me traitent gentiment de taravana (un peu folle). Aucune importance: moi, je m'amuse. Au diable les paa teve (les casse-pieds) et les moralisateurs.
En fait, je suis très moqueuse et la première victime de mes railleries, c'est moi-même. Donc, no limits ! No tapu. Araua'e. Hoara'a.

17 avril 2012

Images et visages d'Anaa

Je ne vous ai pas encore parlé de Tukuhora, le village. Voici le bâtiment anticyclonique classique que l’on rencontre dans les atolls et qui abrite la mairie et l’infirmerie.
L’église rescapée du cyclone de 1983 est dans l’ancien village. Au bord de l’océan, une petite maison m’intrigue lors de ma balade à vélo. Il s’agit d’une unité de désalinisation de l’eau de mer. Elle n’est pas encore tout à fait opérationnelle.
Quelques vues de la pension chez Joël et Romana.

Une collection impressionnante de colliers de coquillages est suspendue sur les murs et le plafond.

Joël a investi et contruit 5 bungalows neufs en bord de lagon, pour agrandir sa pension. Hélas de gros ennuis, avec des malfaçons de construction et notamment des bois termités, font que les bungalows sont inexploitables depuis 2006 et que l’affaire est au tribunal. Les dossiers traînent en longueur. C’est désespérant. Espérons que cela s’arrange vite désormais.
Lundi matin c’est le départ Le petit aérodrome s’anime. Pour la salle d’attente, on est mieux dans les camions sous les cocotiers. La photo du départ a toujours un goût amer et mélancolique. A chaque fois je me dis," j’aimerais tant y revenir". Une dernière photo aérienne et dans une heure nous serons à Papeete.

16 avril 2012

Pierre Bellot à Tahiti

Le dimanche 15 avril 2012, le journal la Dépêche a consacré une double page à Pierre Bellot "l’homme de tous les défis", tirée des archives de Jean Claude Soulier le photographe de Tahiti depuis 50 ans.
Intriguée je lis tout l’article. Je décide de parler de l’exploit de ce breton dans le blog.
Pierre Bellot est né en 1968 près de Paris et a passé sa vie en Bretagne. Né sans bras et avec une jambe atrophiée, il accumulera les défis physiques toute sa vie.
Le 2 juillet 1990, il a 22 ans et arrive à Tahiti en pleines manifestations du Tiurai (Heiva).
Son arrivée ne laisse pas indifférente la Polynésie. En effet il a fait le pari d’effectuer la traversée Moorea-Tahiti à la nage à l’aide de sa seule jambe valide.
On sait déjà que cet athlète handisport a déjà remporté 4 médailles d’or aux championnats de natation et effectué la traversée Lorient–l’ile de Groix. L’athlète s’entraîne une semaine, et notamment à Tetiaroa.
Le vendredi 13 juillet, la traversée a lieu entre la baie de Vaiare à Moorea et la passe de Papeete. Ce fut difficile, et durera 9h30 mais il a réussi.
Pierre Bellot vit depuis 2 ans à la Ciotat. Tahiti se souvient toujours de son grand défi en 1990.

15 avril 2012

Danse tahitienne

Ce samedi, pour changer des habitudes, je suis allée à un diner spectacle à l’hôtel Inter Continental de Faaa.(le Beach Comber Hôtel).
La nuit tombe sur le lagon et Moorea. La soirée va commencer.
Je connaissais le groupe de danse et j’avais envie de les revoir.
Arlette, une amie tahitienne (chinoise), est venue me rejoindre et nous nous sommes régalées. Non par le buffet très classique mais très diversifié, mais par les tableaux très colorés du spectacle.

Voici quelques photos très cartes postales Tahiti certes, mais pleines d’ambiance et de joie de vivre. Il est très important que ces spectacles puissent rester pérennes dans les hôtels.
Les photos de fin de spectacle sont toujours les mêmes ! Pose avec les danseuses, puis avec les danseurs. Belle soirée. Nana.

14 avril 2012

Les chaussettes de Tahiti

Petit tour à la grande foire commerciale, place Toata. Comme d'habitude ce stand a du succès . Tahiti a froid aux pieds quand le thermomêtre descend à 19 °degrés, en juillet, dur hiver austral ! Pas vu un seul bikini ! Achetez vite vos stocks de chaussettes à la foire.

13 avril 2012

Grande journée de pêche sur le lagon d'Anaa

Samedi matin, nous sommes 7 avec Hio, à partir en pêche, Joël et sa fille Loveina, Tony, son épouse et leur fiston Manea âgé de 3 ans. Nous avons pris le parapluie Vini pour le soleil, mais en fait il va servir pour un bon grain de pluie. Nous longeons les feo (rochers) Nous débarquons à Otepipi où les vahine profitent de la baignade. Les tane sont à la pêche au filet.

Loveina vide les poissons et Manea vérifie la pêche. Joël peut commencer la grillade. Délicieux mulet dégusté dans une grande feuille de kahia !
Après déjeuner, nous reprenons notre navigation lagonaire. Joël et Loveina vont chercher des Bernard sur le motu. 5 minutes après ils sont déjà de retour. Il faut casser les coquilles et sortir les Bernard. Ils vont servir d’appât à la pêche à la ligne. C’est le tour des femmes de pêcher. La maman de Manea prend la canne et explique à son bout de chou très curieux, les techniques de pêche. Il pose plein de questions, veut tout voir tout savoir. Loveina lève une touche toutes les 2 minutes. C’est incroyable ! Ce sont des Vivaneaux. Manea sort un poisson mais hélas un bébé. Nous lui expliquons qu’il est trop jeune et qu’il faut le relâcher. Ce qu’il fait volontiers en lui disant de retourner chez sa maman. Il décide que nous ne pêcherons que les papy et les mamy. Et pourquoi ? Car ils ne font plus de bébés. C’est fou comme il est logique ce Manea !
Arrivés à la pension, Manea contrôle le lavage des poissons. Après diner il ne tardera à s’écrouler dans les bras de Morphée en rêvant de sa première pêche à Anaa. Dimanche soir, Loveina et les tane vont en pêche sur le récif vers 19 h. Ils reviennent avec une trentaine de superbes rougets. Loveina est très fière de sa pêche et elle le peut ! Manea doit rêver encore aux poissons bébés qui deviendront grands et qu’il saura désormais pêcher, pour avoir appris avec sa maman, un week end de Pâques à Anaa. Un joli coucher de soleil endort l'atolA suivre.