2 février 2009

Un dimanche à Faaone

Marie Anne et Michel habitent un très grand fare les pieds dans l’eau à Faaone à 7 kms de Taravao.
La mer lèche le bas du mur et lors des grandes houles les vagues passent le grillage et échouent dans la pelouse !
J'ai rencontré Marie-Anne grâce au blog. Elle est elle même blogueuse.
Le bruit des vagues me rappelait celui des grosses vagues de l’Atlantique.
Comme il était agréable de converser sous la terrasse avec ce fonds musical apaisant du ressac de l’océan si proche.

Les 2 chats et les 2 chiens sont venus me dire bonjour puis sont retournés à leurs jeux.

Marie-Anne avait préparé une Sangria maison pour l’apéritif.
Michel a cuisiné au barbecue, du poisson, du Mahi-Mahi, (daurade coryphène, le bar polynésien).
Les morceaux étaient préalablement badigeonnés à la sauce huîtres, que je n’avais pas encore goûtée. Un régal ! J’adore!
Michel et Marie-Anne sont belges de Bruxelles une fois ! alors devinez la garniture du mahi-mahi. Bien sur des frites fines et dorées à point.
Un délicieux vin blanc bien frais, a accompagné ce plat goûtu et fin.

Après déjeuner, nous sommes allées balader toutes les deux sur la plage déserte. Il faisait doux.

A un endroit, la plage était recouverte de bois flotté, des morceaux d’arbre amenés à la mer par l’embouchure des rivières et qui reviennent un jour après s’être baladés dans les courants. Ils peuvent aussi venir de très très loin ! Michel en a fait quelques sculptures.
Dire qu’à Saint Malo ils vendent très cher, un bout de palette flotté qui est tombée d’un cargo et arrangée en cadre grossier !
Ici c’est du bois d’aito, (arbre de fer qui ne pourrit jamais), de purau, du très beau bois tropical, et c‘est gratuit !
J’ai ramassé mes premiers petits coraux et quelques jolis galets noirs brillants, bien plats et ronds.
Nous passons devant le fare de la voisine. Obligée de s’arrêter et d’aller les saluer.
Marie Joe une marquisinenne à la peau blanche et éphélide, est famille d’accueil.
Elle a 6 adultes (dont 3 handicapés mentaux) en garde permanente.
C’est leur principale source de revenus. Son tane, John, un polynésien bien typé, est pêcheur et chasseur de sangliers. Marie Joe élève aussi des lapins.
Nous sommes restées une bonne heure, et Marie-Joe m’a fait les chacras, elle m’a dit des choses sur mon caractère et ma personnalité surprenantes de vérité.
Je n’avais pas dit un seul mot ! vraiment très troublant ! Pas une seule erreur, cela en était gênant.
Sous la terrasse du fare, une amie chinoise cousait des filets en voile très fin pour aller à la pêche aux petits poissons de lagon, les eniaà. (suivantes de reine en tahitien) Ce sont de tout petits poissons que l’on fait sécher au soleil avant de les frire (comme les capelans à Sète).

Elle utilisait une vieille machine à coudre Singer qui lui vient de sa grand mère, la même que celle de ma mère achetée en 1956 !
Regardez derrière elle, au mur, la jolie collection de nacres d’huîtres perlières.

C’est la première fois que je voyais de près, la vie dominicale d’une famille de tahitiens, et que je faisais salon sur le bord du Pacifique, sans me soucier ni du temps ni de l’heure.

Je suis rentrée à la nuit à Papeete. Merci mes amis pour cet excellent dimanche.

2 commentaires:

Marie-Anne a dit…

Merci surtout à toi pour cette lyrique traduction d'un moment simple,doux et tranquille comme ils le sont sur FAAONE. La mise en mots rend parfois si simplement la vie belle ! Alors belle journée à toi!
N.B. : on écrit Teahupoo, spot de surf international rendu célèbre par sa compétition mondiale du mois de mai ;-)

Sylvie-Anne a dit…

Tu as raison Marie-Anne mais j'ai lu dans les guides que l'on pouvait prononcer TIOPO. ?
La musique de l'océan m'a inspirée les mots.
Du partage et du Bonheur !