17 avril 2011

La fourchette et la plume

J’ai commencé à faire le tri dans mes cartons de livres stockés au garde meuble. J’ai 500 livres de cuisine, la majorité d'avant 1970. Je souhaite me séparer d’une grande partie. J’ai aussi des livres sur la Bretagne, l’histoire et autres thèmes.

Ceux qui seraient intéressés me demandent la liste complète par mail.

J’ai redécouvert un excellent livre "la Fourchette et la plume" de Colette Guillemard (Ed Carrère 1988)


. Colette Guillemard, spécialiste des questions de langue française, est l'auteur de plusieurs livres, dont La Vie des enfants dans la France d'autrefois, la fin des haricots, l’affaire est dans le sac, les mots d’origine gourmande.

Elle a écrit plusieurs livres sur les mots de la langue française et leur rapport à la cuisine, aux couleurs ou aux jardins. C’est une spécialiste de la gastronomie.


Dans ce livre elle a mis en valeur les recettes préférées de nos grands écrivains de Louis Aragon à Zola en passant par Simenon et 150 autres encore.

Les recettes sont données très complètes. Elles sont soit transcrites ou reconstituées d’après les indications des auteurs, soit élaborées à partir d’une simple indication glanées au gré de la lecture.



Ainsi leurs recettes préférées étaient :

Rabelais : les huitres frites

Jean de la Fontaine : les goujons en friture

Jean Racine : le pot au feu

Stendhal : l’omelette de l’ermite (fourrée aux macaronis )

Balzac : le faisan rôti aux raisins, les flageolets à la crème…

Dumas (père) : le homard au beurre d’escargot

Georges Sand : la soupe au lait

Emile Zola : les anguilles, l’oie rôtie aux pommes, blanquette de veau,


J’arrête là cette liste, en me trouvant bien des affinités avec Zola au niveau gustatif…

Très joli livre, qui mélange agréablement la fourchette et la plume.


La silhouette de beaucoup de ces écrivains prouve bien qu’ils ne négligeaient pas les nourritures terrestres, car l’écriture ne nourrit pas toujours son homme !

Bonnes lectures et bonnes victuailles.

Kenavo

14 avril 2011

Le navire La Pérouse

Tout comme à Papeete, j'aime venir voir les nouveaux bateaux qui font escale au port de Saint Malo. Ce bâtiment de la Marine nationale, a fait escale au port le week-end dernier .

. Basé à Brest, lancé en 1988, La Pérouse effectue des travaux hydrographiques au profit du Service océanographique et hydrographique de la Marine (SHOM), tout étant rattaché organiquement à la Force d’action navale.


Il a pour mission principale de sillonner les chenaux, afin d’obtenir une cartographie précise des fonds et des obstacles qui s’y cachent. Il participe ainsi à la surveillance des fonds marins.

Commandé par le Lieutenant de Vaisseau Pierre-Yves Dare, le bâtiment a un équipage de 45 ma rins dont 15 spécialistes en hydrographie.

Ce navire mesure 59 mètres de long et peut emporter 950 tonnes à pleine charge.

Il navigue au profit de la mission hydrographique de l’Atlantique et opère généralement le long des côtes françaises de la façade Atlantique pour effectuer des sondages bathymétriques, des recherches d’épaves et d’obstructions nécessaires à la mise à jour des cartes marines, ou des travaux océanographiques de haute mer.

Il effectue habituellement ses missions dans les eaux françaises, mais aussi dans des zones plus éloignées comme les côtes de l’Afrique de l’Ouest et notamment le Golfe de Guinée.



La mission du bâtiment est principalement scientifique mais ces navires restent des bateaux militaires.

Ainsi lors de leurs déploiements, les BH (bâtiments hydrographiques) peuvent être confrontés à des situations sensibles : rencontrer des pirates, répondre à des menaces terroristes, assurer une évacuation de ressortissants ou, encore, assurer le sauvetage de marins en détresse.

Une des missions du La Pérouse fut par exemple de cartographier l'épave de l'Erika, après son naufrage, mais également de cartographier en 2004 le détroit de Bab el Mandeb et différentes zones aux abords de Djibouti.

Son équipement scientifique comprend un système de localisation, des sondeurs et une chaîne de traitement de l’information bathymétrique recueillie.

Outre le matériel hydrographique de mesure (sondeurs, sonar, magnétomètre, bathysonde), il comporte un PC scientifique et deux salles de traitement informatique.

Lundi c’était trop tard pour les visites du bord. Dommage ! Kenavo

Sylviane de Ferdinand Fabre

Rue de Dinan à Saint Malo Intra Muros, j’ai trouvé ma librairie préférée, librairie du môle tenue depuis 1960 par Monsieur Du Quesnoy.

Nous faisons des échanges d’ouvrages.

Je lui confie des ouvrages anciens sur la Bretagne maritime, Saint Malo etc…. et il me dégotte des livres sur les mers du Sud.

A ma dernière visite, un roman m’attendait " Sylviane " C’est la première fois que je trouve un ouvrage portant mon prénom en titre.

Le libraire me conseille ce roman très bien écrit par un écrivain peu connu mais talentueux.

Je cède et repart avec "Sylviane " sous le bras.

Ce roman de 1892 écrit par Ferdinand Fabre est illustré de nombreuses gravures sur bois de Georges Roux, Edition Testard, librairie de l’édition nationale. Il compte 410 pages.

Ferdinand Fabre, (1827-1898) est un romancier français, qui mêlait beaucoup de vocabulaire occitan avec la langue française dans ses ouvrages.

Il est né dans la haute vallée de l’Orb, source d'inspiration de ses romans, à Bédarieux le 9 juin 1827, dans l’Hérault.

Poussé par sa mère, il entre au petit séminaire de Saint-Pons-de-Thomières et, en 1847, au grand séminaire de Montpellier.

Son oncle, curé de Camplong, est évoqué dans ses livres.

En 1849, il renonce à la prêtrise abandonna ses chères Cévennes, pour aller étudier à Paris.

Il fréquente les milieux artistiques, en particulier Hector Malot et le peintre Jean-Paul Laurens, dont il publie une biographie.

Il s'y livra aux études les plus diverses, publia un recueil de poésies et un premier roman, "les Courbezon", qui fut couronné par l'académie.

A partir de ce moment, il publia un grand nombre d'œuvres, récits champêtres pleins de saveur: Le chevrier, Barnabé, mon oncle Célestin, Toussaint Galabru, Ma vocation, Taillevent, sont quelques uns de ses principaux ouvrages.

En 1853, il obtient un poste d'inspecteur des bibliothèques à Calais.

Il quitte finalement l'administration et se consacre entièrement aux lettres.

L'Académie Française allait lui ouvrir ses portes, lorsqu'il fut emporté par la mort le 11 février 1898, cinq jours avant son élection, tenue pour assurée, à l'Académie française.


Cévenol, Ferdinand avait gardé de ses montagnes le souvenir vivace et nostalgique: "Mon âme, a-t-il écrit, s'envole au pays natal si profondément incrusté en elle, ce pays que je retrouve dans le moindre pli de mes pensées."


En 1903, un monument lui a été élevé à Paris, dans le jardin du Luxembourg.

En 1906, un monument, dû au sculpteur Villeneuve, a été érigé sur la place qui porte son nom à Bédarieux.


Un nouveau livre c’est une nouvelle friandise.

En général je commence la lecture sans attendre.


J’ai vécu 8 ans à Montpellier, et je connais le bas Languedoc et la vallée de l’Orb.

J’ai avalé les 100 premières pages de ce livre en une soirée, emportée par la musicalité et la douce cadence d’une très belle écriture un peu naïve, mais simple et belle.


Un extrait : "Pour se donner du ton, notre homme dépêcha son verre ; puis il commença son récit d’une voix haute et vibrante.

On aurait cru merle parmi les genévriers, non loin des bergeries de M. Vincent ".

Mais aussi : "sans m’en apercevoir, je portai la main de Sylviane à mes lèvres et la mouillai de larmes, par-ci, par- là. La musique continuait dans ma tête….."


Du Pagnol avant l'heure !

Belle lecture, promesse de belles et douces soirées de plénitude.

Nana.

Retour de pêche au petit matin

Vers 19 h mercredi soir, la Caliorne a mis les voiles pour aller poser son casier du côté des cailloux du Grand Bé.

Après le petit déjeuner jeudi, La Caliorne a quitté le port des Bas sablons et file, toutes voiles au vent, relever le casier.



Il est 8 h 30, deux araignées, un tourteau, et une belle étrille (dans le seau) sont sur le pont.

C'est une belle journée qui commence. J'aime les araignées.
C'est simple et beau, la Bretagne.

11 avril 2011

Bobby Holcomb

En fin février avant le départ, j’ai visité au Musée de Tahiti et des îles, l’expo Bobby Holcomb. Je ne pouvais pas manquer cela. Je n’avais pas eu le temps de vous en parler avant. Je la gardais au chaud.

Bobby Holcomb est né en 1947 à Honolulu à Hawaii dans l'île de Oahu, d'un père noir originaire de l'État américain de Géorgie et d'une Hawaiienne mi-portugaise, et décédé le 15 février 1991 à Huahine.(ISLV).

Il est un des artistes les plus renommés de Polynésie française.

Il passe une bonne partie de son enfance à faire des claquettes dans les décombres de Pearl Harbor.

À l'âge de 11 ans, il rentre à la School of music and danse de Los Angeles près du ghetto noir de Watts.

Personnalité hors du commun de la musique et de la peinture durant les années 1970 et 1980. Doué pour la danse, la peinture, le chant et la composition musicale, l'artiste s'exprime dans, avec une force égale dans chacun de ces domaines.

Il évolue aux États-Unis auprès de Frank Zappa, en Europe auprès de Salvador Dali et participe aux groupes pop français tels que Zig Zag Community et Johane of Arch qu'il a créé.


Bobby arrive à Tahiti en 1976 et décide rapidement de s'installer dans le village de Maeva à Huahine. Il s'investira dans la renaissance et l'éveil culturel du peuple Maohi, au sein du "pupu Arioi " groupe de troubadours, intellectuels polynésiens inspiré par le mouvement de 68.

Ce mouvement de renaissance culturel sera composé de personnalités telles que Henri Hiro, notamment.

Chacun dans son domaine, s'investira pour redonner la fierté d'être Maohi.

Ce mouvement Identitaire auquel participe Bobby, est une révolution culturelle, car elle dénonce la colonisation française, les essais nucléaires, l'évangélisation, pour valoriser l'identité Ma'ohi sa langue, son savoir faire, son agriculture sa spiritualité... entre autres.

Pour ce qui est de la musique, Bobby enregistra d'abord au studio Arevareva, notamment la pièce "Bobby's House" sortie aussi en cassette sur laquelle il reprit avec Maire Tavaearii la vieille chanson de Joséphine Baker, l'adaptant pour la tourner en "J'ai deux amours : mon pays c'est la Polynésie".

C'est en 1985 qu'il perça auprès du grand public après avoir remporté avec "Orio" le concours de chant organisé par François Nanai.

Ceci lui valut un contrat avec la société Océane Production, et sa popularité devint alors telle qu'il remporta haut la main le titre de "Homme de l'Année 1990" selon le vote des auditeurs de RFO et des lecteurs de La Dépêche.

Son score à cette élection sera plus élevé que de nombreux hommes politiques.

C'est ainsi que certains ministres tenteront de le faire expulser de la Polynésie Française, mais n'obtiendront pas la majorité au sein du conseil de ministre, pour exécuter l'expulsion.

Bobby Holcomb restera jusqu'à sa mort un citoyen américain. Il vivait surtout de sa peinture.

Il refusera la citoyenneté française en signe de protestation contre les essais nucléaires, ainsi que le colonialisme français en Polynésie.

Il aurait souhaité appartenir à un triangle polynésien, te moana nui a hiva, libre et indépendant.

Malheureusement, ce triangle polynésien qui regroupe sur un vaste territoire le peuple ma'ohi, allant de Hawaï, à la Nouvelle-Zélande jusqu'à l'Île de Paques, ce territoire a été divisé par les puissances coloniales, anglaises, américaines, françaises, chiliennes, entre autres.

Son succès musical est lié au fait qu'il a su mixer la musique Reggae aux mélodies tahitiennes, en s'exprimant dans la langue Ma'ohi.

Mais surtout qu'il a su faire passer des messages relatifs à l'environnement, l'amour du prochain, le savoir-être ma'ohi, le respect de dieux originaires. Ami de l'artiste peintre Vaea Sylvain, c'est en Polynésie française que son expression graphique lui permettra d'atteindre une notoriété particulière et incontestable peu avant sa disparition le 15 février 1991, à 44 ans, des suites d'un cancer foudroyant des lymphes.

Sa tombe se trouve à la base de la montagne sacrée Mou'a Tapu, à Huahine. Il représente toujours un mythe pour de nombreux polynésiens.

Lire ses textes, regarder ses peintures, c’est beaucoup d’émotions, devant autant de beauté et de sincérité, c'est aimer la culture Ma'ohi.

Merci Bobby.

9 avril 2011

L' amiral Bouvet (suite et fin)

Quittons Taote Emile De Curton, pour retrouver notre amiral Bouvet sur les mers.



Pendant sa captivité à bord du Pitt, Pierre Bouvet avait remarqué que les Anglais ne visitaient jamais les nombreux patmars qui fréquentaient la côte du Malabar. C'est sur un navire de ce type, l'Entreprenant, construit sur ses plans à la Réunion, qu'il se décida cependant à tenter la fortune, espérant échapper aux croisières anglaises. Il le fit avec succès.




Il fut nommé capitaine de frégate en 1809 et commandant de la frégate la Minerve l'année suivante.

Il prit part au combat du Grand-Port pendant lequel il dut remplacer le commandant en chef Duperré, mis hors de combat.

Il fut nommé capitaine de vaisseau en récompense des brillants services qu'il rendit dans cette occasion. Bouvet commanda ensuite une croisière sur la côte occidentale d'Afrique;

Elle fut marquée par la prise de la frégate l'Africaine qui, après un combat acharné, fut contrainte d'amener.

Malheureusement, un retour offensif du commodore Rowley le força à se retirer devant des forces très supérieures, en abandonnant son trophée.

Il rentra en France après la capitulation de l'île de France (île Maurice).

En 1812, il fut mis à la tête d'une petite division composée de deux frégates : le Rubis (capitaine Olivier), et l'Aréthuse.

Le 7 février, dans le voisinage des îles Lagos, il livra seul, le Rubis étant échoué, un combat acharné à la frégate Amelia, et la contraignit à abandonner le champ de bataille après avoir subi des pertes considérables.

Le vainqueur de ce combat, l'un des plus brillants de nos annales maritimes, ne reçut comme récompense que le grade d'officier dans la Légion d'honneur.

Pendant les dernières années de l'empire, Pierre Bouvet n'exerça aucun commandement; après l'abdication de Fontainebleau, il fut chargé d'une mission à Anvers, puis il rentra dans la vie privée.

Après avoir sollicité plusieurs fois sa mise à la retraite, il l'obtint en 1822, avec le titre de contre-amiral honoraire.

Dans une de ses demandes, il résumait ainsi ses états de services : "36 ans de services, dont 22 en temps de guerre, en grande partie sous voiles et dans les climats qui usent le plus la vie, 25 campagnes, dont 12 sous mon commandement, 12 combats à la mer, dont 7 sous mon commandement, 2 blessures graves".

Après 1830, il fut élu député par le collège d'Ille-et-Vilaine.

Il siégea à la Chambre dans les rangs des libéraux, et prit part aux discussions concernant la marine et les colonies.

Il fut nominé grand-croix de la Légion d'honneur en 1831.

En 1832, les habitants de la Réunion lui confièrent le mandat de les représenter au Conseil des colonies. En 1840, au moment où la guerre était imminente, il publia sous le titre : Précis des campagnes du capitaine de vaisseau Pierre Bouvet, l'histoire de ses combats, ouvrage dans lequel parut son mécontentement.

L'amiral Bouvet aura 15 enfants, dont 3 infirmes et 10 décédés en bas âge.

Son nom a été donné successivement à deux avisos de la marine militaire ainsi qu'à un lycée à St Benoit de la Réunion. Bouvet fut un chef militaire de la plus haute valeur, joignant à une grande hardiesse, le plus grand calme pendant l'action. Voici les vers de Théodore Botrel (le célèbre barde breton) Un seul voile est tombé, comme un linceul qui tombe/Et te voilà vivant, guidant notre vaisseau / Toi qui voulus avoir Saint-Servan pour ta tombe / Ne l'ayant pas eu au berceau !".

8 avril 2011

Tahiti par Emile De Curton

Sur le marché de Saint Servan, j’ai bavardé avec le bouquiniste et découvert ce petit ouvrage.

Il s’agit d’un bouquin de 142 pages écrit en 1944 par Emile de Curton sur Tahiti et les Etablissements Français d’Océanie (les E.F.O).

Je l’ai acheté bien sûr.


Beaucoup de photos noir et blanc ornent le livre.

J’ai lu quelques passages. J’ai vite stoppé, car ce livre colonialiste à souhait m’a vite donné la nausée.


Voici quelques exemples :

(page 52) : Les légumes européens sont tous cultivables en Océanie. Mais ils exigent une patience et des soins que l’indigène est incapable de leur consacrer…


(page 54) : L’élevage pourrait être une richesse pour les E.F.O. La paresse du Polynésien s’y oppose malheureusement…… Le Tahitien préférant ouvrir une boîte de lait condensé néo-zélandais plutôt que de s’astreindre à parquer son bétail et à traire ses vaches.


(page 89) N’étant jamais astreint à gagner sa nourriture…. Le Tahitien considère le travail, comme une distraction secondaire ; ….. mais ces occupations ne sont jamais impérieuses et il ne s’y adonne jamais longtemps ni assidûment.


Une vérité cette fois : Aux Tuamotu l’élevage des chiens est très développé et un rôti de chien y est un mets d’autant plus apprécié que le menu quotidien des atolls est d’une uniformité plutôt lassante.

Certes près de 70 ans nous séparent de cette période et la Polynésie a beaucoup changé ces 50 dernières années, mais ce qui me gêne le plus c’est le ton à demi méprisant et supérieur de ce Monsieur De Curton.


Nécessité donc de rechercher qui était cet Emile.


Emile de Curton né en 1908 dans le Cantal, est d'abord médecin du corps de santé colonial. Docteur en médecine en 1932, il sert à Madagascar puis en Océanie.


On le trouve médecin chef de la Maternité de Papeete en 1938, en 1939, médecin des archipels, puis, administrateur des îles Marquises et en 1940, administrateur des îles Sous-le-Vent et membre des délégations économiques et financières.


En juin 1940, il est médecin-administrateur d'un archipel polynésien.


Décidé à continuer la lutte, il va tenter d'entraîner dans son ralliement à la France libre la colonie toute entière.


Le 5 décembre 1940, sur la proposition unanime des membres du gouvernement provisoire et du Comité de la France Libre, le général de Gaulle nommait Gouverneur des Etablissements Français de l'Océanie le Dr de Curton.


Emile de Curton, quitte en 1946 la Rue Oudinot pour le Quai d'Orsay.


Sa troisième carrière sera consacrée à la Coopération Internationale et à l'Extrême-Orient où il fera plusieurs séjours et de nombreux voyages.


Ambassadeur de France aux Philippines en 1963, il sera Directeur-adjoint civil de l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale de 1965 à 1970 et achèvera sa vie administrative par une dernière mission aux Nations Unies à New York.


Ce petit livre comporte heureusement de belles descriptions bien détaillées de la vie Polynésienne de l'époque. Quelques phrases malheureuses et jugements de valeur détestables m’ont quand même un peu fâchée avec Le docteur Emile.


Nana

3 avril 2011

Les exploits de l'amiral Pierre Bouvet

Devant la mairie de Saint Servan, se trouve un monument en granit avec un buste d’un amiral, l’amiral Bouvet .

Le monument nous dit "grand officier de la légion d’honneur, député d’Ille et Vilaine 1775 -1860".


C’est peu et m’interpelle. Aussi je décide de me renseigner.


Les habitants me disent : "oui la place Bouvet c’est la place de la mairie"


" C’était qui Bouvet ? "


" j’en sais rien, un ancien maire peut-être ?"


" Il était amiral "


"Vous me l’apprenez" .

C’est souvent le cas, on ne connait pas vraiment les grands noms de sa commune.

Pierre Henri François Etienne BOUVET, est né à l'île Bourbon (île de la Réunion) le 28 novembre 1775, fils du capitaine de vaisseau Pierre René Servais, et de Marie Etiennette Claudine Périer d'Hauterive, et est mort à Saint-Servan en juin 1860.

Dès l'âge de onze ans, il fit une campagne aux Indes Orientales avec son père qui commandait la flûte le Nécessaire. Rentré en France, il embarqua comme timonier sur la corvette le Goéland, puis sur le vaisseau le Tourville.

En 1792, il embarqua comme aspirant avec son père commandant de l'Aréthuse, avec laquelle il prit part à la campagne de Traguet sur les côtes d'Italie et de Sardaigne.

Ensuite, Pierre Bouvet fut promu enseigne de vaisseau.

Il suivit encore son père à Toulon sur la Ville de Marseille et sur le Patriote; celui-ci, resté fidèle à la République, ramena le Patriote à Brest, lorsque Toulon fut livré aux Anglais.

Il fut cependant emprisonné comme suspect; son fils partagea sa captivité. Après la mise en liberté et la mort presque immédiate de son père, Bouvet fut, paraît-il, contraint d'armer un petit navire au bornage, pour subvenir aux besoins de sa famille.

De 1796 à 1801, Pierre Bouvet fit la guerre de course, soit comme premier lieutenant, soit comme capitaine de corsaire.

Les trois campagnes qu'il entreprit se terminèrent par la capture du navire qu'il montait; il put cependant regagner la France, soit en s'échappant, soit à la suite d'échanges.

En 1803, après une courte campagne aux Antilles, pendant laquelle il servit sous les ordres de son parent le contre-amiral François Bouvet, il embarqua sur l'Atalante dans la division du contre-amiral Linois. Cette force navale placée sous les ordres du général Decaen, avait pour mission de recouvrer les possessions françaises de l'Inde; mais l'expédition était à peine arrivée à sa destination, qu'elle y prit la rupture de traité d'Amiens.

Malgré la reprise des hostilités, Bouvet épousa à la Réunion sa cousine germaine, Mlle Henriette Périer d'Hauterive. Il a 28 ans.

Après plusieurs engagements, Linois vint mouiller avec sa division à Table-Bay, mais dans un violent coup de vent, l'Atalante fut jetée à la côte.

Chargé de passer au général Decaen des dépêches de son commandant, Pierre Bouvet prit passage sur un navire américain le Charles, mais ce dernier fut visité par la frégate le Pitt, et Bouvet de nouveau prisonnier de l'Angleterre.

Il ne fut remis en liberté qu'après avoir signé l'engagement de ne pas servir avant d'avoir été échangé; cette formalité s'accomplit en 1807.

C'est alors que commencèrent ses exploits qui devaient le rendre redoutable aux Anglais.

A suivre,

Savoir piquer l'heure

Comment on piquait l’heure à bord
Voici une explication lue au Musée de Saint Malo, que je n’arrive toujours pas à comprendre.

" Lorsque le pilote observait le passage du soleil au méridien, c'est-à-dire à midi vrai, l’usage était de retourner le sablier et de "piquer" quatre coups double à la cloche A la fin de la première demie heure, on retournait à nouveau le sablier et on piquait un coup simple, puis un coup double à la première heure, deux coups double à la deuxième, et ainsi de suite jusqu’aux quatre coups double marquant la fin du quart."


Merci aux marins de me retraduire tout cela en clair.

Midi sonne à la tour de la Douane, la boule du sémaphore tombe, tous les bateaux piquent l'heure (Claudel, Connaiss. Est, 1907, p.98).

Kenavo

2 avril 2011

Dinard, la belle anglaise de la côte d'Emeraude

Dinard est de l’autre coté de la Rance, en face Saint Malo .
C’est une commune d’art et d’histoire au passé british sans conteste. Alain Gerbault a joué au tennis de nombreuses années à Dinard. Sur les courts on ne parlait que l’anglais pendant les années folles.

Dinard vient du gaulois "dunum" (village fortifié) et de "art" (élevé).

Le train Corail Paris-Montparnasse-Dinard a été supprimé en 2000 et la gare datant de la fin du XIXe siècle, a été démolie. Dommage !

Toutefois, l'accès à Dinard s'est trouvé récemment facilité par l'arrivée du TGV reliant Paris à la gare de Saint-Malo en moins de 3 heures.

Les quatre principales plages de la ville sont les plages du Prieuré, de l'Écluse, de Saint-Énogat et du Port-Blanc.


J’aime et je connais Dinard



et je me débrouille pour éviter les embarras du centre ville car samedi c’est jour de marché et je file par le port et la cale.

Rien n’est changé. Je retrouve l’hotel Printania sans changement depuis plus de 30 ans. Souvenirs souvenirs !!!

Je me balade en direction du casino et je double la grande piscine d’eau de mer.

Visiblement ce n’est pas le moment, car c’est interdit de chez interdit
. Je clique sur les grandes et belles dames de Dinard, les somptueuses villas, l’ile Harbour qui en réalité s'appelle herbue (voir le lien ) et son fort.


Une assiette de fruits de mer en terrasse


au très chic resto de la vallée, composera mon déjeuner sous le soleil de Dinard.

. 20 degrés c’est un miracle, à Tahiti à 22, on sort les polaires et le bonnet de laine !

30 en Bretagne c'est une fois tous les 10 ans , soit je veux rentrer à Papêete au plus vite !