28 septembre 2011

La pension Teanuanua et le secteur de Makemo à vélo

La pension Teanuanua a été créée il y a une dizaine d’années. Elle est à 24 kms du village au bout de l’île, au secteur. Vue du salon :12 kms de piste de corail très caillouteuse jusqu’à l’aéroport et ensuite 12 kms de piste bétonnée jusqu’au village de Pouheva situé au bord de la passe Nord. C’est l’unique route de l’île. Quel plaisir de retrouver les gentils chiens gardiens de pension. Observateurs discrets et très silencieux qui sont indispensables dans une pension. Henri est le grand responsable à la pension.



Je découvre à 9 h du matin ce lundi 19 septembre une jolie pension au bord du lagon. Les bungalows en dur sont gentiment meublés et offrent une vue imprenable sur le bleu. Voici une vue de mon bungalow. La salle de restaurant est décorée de milliers de coquillages. Henri officie en cuisine. Je suis dans la plus gastronomique des pensions des Tuamotu, mais cela on verra au dîner. Henri a un robot Kitchen Aid (comme le mien) donc c’est bon signe !
Je suis la seule vacancière, mais je ne tarde pas à connaître et à sympathiser avec la sœur d’Henri, Mercédès et sa fille Alizée, venues toutes les deux de Papenoo (île de Tahiti) pour une semaine de vacances chez l’oncle Henri.
Il y a aussi 3 missionnaires du CED (Centre d’Enseignement et d’Education) en tournée d’inspection annuelle. Ainsi que 2 pilotes et un mécano de la compagnie Air Archipels qui dessert avec des Beechcraft de 10 places, les petits atolls des Tuam dont la piste est inférieure à 900 mètres. Un de leurs appareils est en panne (joint de culasse) et bloqué à Makemo.
Bonne ambiance à la table d’Henri pour le dîner.
Malgré le réveil à 4 h du matin et les 2 heures de vol, je décide de pédaler jusqu’au village.
Le domaine de la pension s’étend sur 21 hectares et un petit pont a été construit pour éviter de prendre le bateau pour franchir le petit hoa (bras de mer). Il fait chaud et bleu malgré le vent.
Les copraculteurs sont encore nombreux à Makemo et ils restent plusieurs jours au secteur pour faire le coco. Ils dorment dans ces abris de niau (palmes de coco).Le chemin est caillouteux et plein de trous. J’abandonne, le dos vermoulu, à 1 km de la belle piste bétonnée dont j’ignorais l’existence ! Le vent est chaud et brûlant. Je m’arrête souvent alternativement côté lagon ou côté récif. J’aime cette solitude des îles, en maillot 2 pièces sur mon vélo, noyée sous le soleil ardent et le regard hypnotisé par les bleus, jamais les mêmes et toujours magnifiques. Dès les premières heures passées à Makemo, j’ai su que j’allais aimé et que ces 4 jours allaient passer trop vite.



Le jour se lève plus vite qu'à Tahiti. Voici mon premier lever de soleil et mon premier bain matinal (sans maillot) . Il est 5h 15 mardi 20.


Ce mardi, nous allons au village de Pouheva. A suivre

4 commentaires:

MARTINE a dit…

Mon Dieu quelle pêche tu as Sylvie Anne ! Quel style ! Te lire est un plaisir car on sent les accents de vérité et d'actualité. T'inquiètes pas pour le retard. C'est un tel bonheur de te lire. Tu m'arraches des larmes à chaque fois. Prends soin de toi la polynésienne. Bises bretonnes.

Sylvie-Anne a dit…

Mauruuru Martine. j'envisage des voyages dans des îles encore plus petites que Makemo, pour vivre qu'au présent sous le ciel bleu de Polynésie plus de 8 jours. Sans doute Fakahina et Apataki. Kenavo.

Stéphane L. a dit…

Ici en Bretagne, c'est l'été en ce moment, mais le petit paradis de Makemo, c'est quand même autre chose !
Ce qui me fascine le plus, ce sont les levers de soleil, en solitaire.
Quelle chance !

Sylvie-Anne a dit…

Ia ora na Stéphane. Pas en totale solitaire, car Mercédès était levée avant moi et m'a prise en photo, sortant du bain. Nana. Bel autonme en Breizh. Super !