Je viens de terminer de découvrir le très beau livre de Jean-Louis Saquet qui a pour objectif affiché de :proposer une mise en scène de l'œuvre océanienne de Gauguin dans son temps". L'auteur connait bien Tahiti — où il vit depuis une trentaine d'années — et les îles de la Polynésie française, et s'il ne prétend pas s'adresser spécifiquement aux spécialistes et historiens de l'art, il fournit une information précieuse et rare pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec le monde océanien, qu'il s'agisse du milieu naturel (géographie, flore et faune), ou de la société (emprise du colonialisme français, culture et traditions polynésiennes à Tahiti et Hiva Oa à la fin du XIXe siècle).
Plusieurs centaines d'illustrations (reproductions, photographies, documents d'époque) soutiennent le propos de l'auteur ; la confrontation entre les unes et les autres souligne la sensibilité du peintre à la lumière locale, et l'acuité du regard qu'il portait sur la vie quotidienne des populations aux côtés desquelles il a passé les dernières années de sa vie.
Visite guidée d'une Polynésie au tournant des siècles, cette petite encyclopédie propose, en courts articles, une mise en scène de l'œuvre polynésienne de Gauguin dans son temps. Au rythme des longues navigations à la voile, la colonie française sommeille, éparpillée sur des dizaines d'îles. La syphilis fait des ravages et les missionnaires partent en croisade contre l'alcoolisme qui ronge le pays.
Gauguin peint les hommes, les femmes, les arbres, la terre rouge et l'écume des vagues. Des formes mystérieuses encore pour beaucoup, des objets et des fruits, des choses inexpliquées que ce livre raconte. Jusqu'aux derniers chevaux au galop sur le sable et le blanc cimetière qui attend sa venue, chaque détail sorti du fond de ses tableaux représente la vie et la culture d'une Polynésie observée par Gauguin.
Jean Louis Saquet
est arrivé à Tahiti en 1970. Il entre comme graphiste chez le tout nouveau et premier éditeur local Les Éditions du Pacifique. Au départ de ce dernier pour l'Asie en 1976, il alterne travaux pub et éditoriaux ponctuels, puis réalise durant 3 ans une collection historique pour la Corse à partir de sa base d'Aix-en-Provence. En 1984 pour C. Gleizal, éditeur, il prend en charge la réalisation artistique et technique de L'Encyclopédie de la Polynésie en 9 volumes, puis du DIP, Dictionnaire illustré de la Polynésie en 4 volumes, un chantier de 3 années. En 1987 il fonde sa propre enseigne Polymages avec un premier titre,Te Fenua, qui, pourtant obsolète depuis longtemps, existe toujours sur le marché sous le label "Avant et après". Avec une dizaine de titres, il est en 1990 contacté par Christian Robert, qui souhaite fonder une structure édition en parallèle de son atelier de prestation Scoop. Après quelques titres et la création de la collection Survol sous la mention Polymages/Scoop, il quitte le nouvel éditeur qui devient alors Au vent des îles. JLS continue seul une discrète production personnelle doublée de nombreuses prestations éditoriales de commande,
Titres parus au Vent des îles : L'Atoll, Dico des îles, mon premier dictionnaire illustré de Tahiti, Manu, les oiseaux de Polynésie, Perles de Tahiti, Te fare, architecture tropicale de Tahiti.
Plusieurs centaines d'illustrations (reproductions, photographies, documents d'époque) soutiennent le propos de l'auteur ; la confrontation entre les unes et les autres souligne la sensibilité du peintre à la lumière locale, et l'acuité du regard qu'il portait sur la vie quotidienne des populations aux côtés desquelles il a passé les dernières années de sa vie.Visite guidée d'une Polynésie au tournant des siècles, cette petite encyclopédie propose, en courts articles, une mise en scène de l'œuvre polynésienne de Gauguin dans son temps. Au rythme des longues navigations à la voile, la colonie française sommeille, éparpillée sur des dizaines d'îles. La syphilis fait des ravages et les missionnaires partent en croisade contre l'alcoolisme qui ronge le pays.
Gauguin peint les hommes, les femmes, les arbres, la terre rouge et l'écume des vagues. Des formes mystérieuses encore pour beaucoup, des objets et des fruits, des choses inexpliquées que ce livre raconte. Jusqu'aux derniers chevaux au galop sur le sable et le blanc cimetière qui attend sa venue, chaque détail sorti du fond de ses tableaux représente la vie et la culture d'une Polynésie observée par Gauguin.
Jean Louis Saquet
est arrivé à Tahiti en 1970. Il entre comme graphiste chez le tout nouveau et premier éditeur local Les Éditions du Pacifique. Au départ de ce dernier pour l'Asie en 1976, il alterne travaux pub et éditoriaux ponctuels, puis réalise durant 3 ans une collection historique pour la Corse à partir de sa base d'Aix-en-Provence. En 1984 pour C. Gleizal, éditeur, il prend en charge la réalisation artistique et technique de L'Encyclopédie de la Polynésie en 9 volumes, puis du DIP, Dictionnaire illustré de la Polynésie en 4 volumes, un chantier de 3 années. En 1987 il fonde sa propre enseigne Polymages avec un premier titre,Te Fenua, qui, pourtant obsolète depuis longtemps, existe toujours sur le marché sous le label "Avant et après". Avec une dizaine de titres, il est en 1990 contacté par Christian Robert, qui souhaite fonder une structure édition en parallèle de son atelier de prestation Scoop. Après quelques titres et la création de la collection Survol sous la mention Polymages/Scoop, il quitte le nouvel éditeur qui devient alors Au vent des îles. JLS continue seul une discrète production personnelle doublée de nombreuses prestations éditoriales de commande,Titres parus au Vent des îles : L'Atoll, Dico des îles, mon premier dictionnaire illustré de Tahiti, Manu, les oiseaux de Polynésie, Perles de Tahiti, Te fare, architecture tropicale de Tahiti.
2 commentaires:
Iaorana Sylvie-Anne,
Merci pour tous tes partages !
Je suis d'accord avec toi, ce livre est vraiment excellent. Juste pour préciser : il a été édité par les Editions Le Motu (et pas par Le Vent des îles), qui ont fermé malheureusement en août dernier (je leur ai racheté un bon lot de livres d'ailleurs, dont celui de JL Saquet).
Voici un autre lien qui concerne ce livre : http://jacbayle.perso.neuf.fr/livres/Gauguin/Saquet.html
A bientôt de te lire à nouveau !
Agnès
Sylvie-Anne
Beaucoup de ces livres ont été écrits par des gens venus d'ailleurs passionnés par le pays et même certains amoureux du pays.
Je constate que aucun n'est devenu riche de ses oeuvres individuelle ou collective le marché du livre étant assez limité dans notre petit pays.
Je pense que c'est au niveau de nos écoles que l'on devrait utiliser cette richesse complétée par les livres écrits par des polynésiens, ce qui permettrait à nos jeunes de mieux connaître leur pays. Ce serait aussi rendre justice à ce bon travail. Il faut aussi constater que ces livres ont considérablement évolués dans leur écriture ces dernières décennies. Ils sont devenus bien plus sérieux et bien plus documentés.
Christian P Y P
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