Arrive son mari Philippe, qui me reconnaît de suite. Fonctionnaire expat à Tahiti, je l’ai rencontré dans le cadre du boulot il y a quelques mois. !
Les conversations sur des sujets professionnels seront inévitables, durant le séjour, mais très vite l’île et les moai, nous accaparent et nous oublions Tahiti et son actualité.
Trois chambres mitoyennes à l’hôtel 11, 12 et 13. A la 12, Claudine (enseignante expat ) et sa fille Alexandra qui vit en Australie
Je suis donc la 5 eme française de l’hôtel.
Nous formons de suite, un groupe solidaire et nous découvrirons ensemble les sites, les volcans, les grottes … et partagerons de délicieux repas, avec le pisco en apéro.
Samedi 26 décembre 8h 30 : effervescence à l’hôtel Manavai. : les 5 frani partent en excursion autour de l’île.
Notre guide Keka arrive avec un peu de retard.
Keka est une pascuane qui a vécu 23 ans à Rouen et est revenue dans son île natale depuis peu.
Il fait beau, vite filons, les moai nous attendent ou plutôt l’inverse !
Après la sortie du village, la piste côtière en terre et les premiers sites.
Et toujours l'océan, les falaises, les chevaux sauvages, c'est magnifique.
Keka nous explique les fondations de cette maison pascuane en forme de coque de bateau.
De gros bambous composaient l'armature et supportaient le toit végétal.
Tellement de photos, je ne suis pas certaine de vous les mettre dans l’ordre du parcours .
Bienvenue au pays des yeux qui regardent le ciel " maka ki te rangi ".
Ces dieux de pierre appelés moai étaient les représentations d’ancêtres célèbres qui tournaient le dos à la mer et protégeaient leur clan, sauf ceux d'Akivi qui regardent l'océan.

Le site de Tahai a été restauré entre 1968 et 1970:
Tous les moai ont été érigés entre l’an 800 et 1680, sur des plates-formes nommées ahu.
On compte 272 ahu sur l’île, dont la plupart est disposée sur le pourtour (25 à l’intérieur).
Voici le site le plus magique, celui de Tongariki.


On ne sait à peu près rien des raisons qui ont poussé les Rapanui à les ériger à un rythme de plus en plus frénétique et en taille de plus en plus colossale, épuisant sans doute une partie significative des ressources de l’île dans cette pénible industrie.
Le plus grand des moai mesurait 21,60 m et pesait 180 tonnes.
Gaspillage de temps et d'énergie, dit-on aujourd'hui, mais réservons nos jugements et admirons sans réserve, les vestiges de cette civilisation perdue au bout du monde.
On ignore tout des rites qu’ils pratiquaient.
Nous buvons les paroles de notre guide Keka. : guerres tribales, cannibalisme important…. (présence de crématorium... )
Vers 1680, l’histoire bascule et les moai sont renversés de leur ahu.
Cyclone, tremblement de terre, vengeances entre tribus, toutes les hypothèses s’entrecroisent.
Ce n’est qu’à partir des années 1955 , à l’initiative de Thor Heyerdahl, que certains sites seront restaurés.
Moai couchés,


Une découverte bouleversante, touchante, qui restera à jamais gravée dans ma mémoire et mon meilleur souvenir de Polynésie.
Nous respectons strictement les consignes, ne pas monter sur les ahu et ne pas toucher les moai.
Moai sympathiques qui impressionnent terriblement.
Leur style moderne (façon cubisme ou Picasso) me subjugue.
Pierre a nommé les 15 moai deTongariki à sa manière !
Peut-être une actualisation s’impose pour le plus petit. ?
Pour tout vous dire, il faudrait des dizaines d’articles et vous montrer des centaines de photos.
Peu de liens sur des sites de Net volontairement, mais si vous avez un peu de temps allez voir ce que dit le Net sur Rapa Nui et ses moai.
J’écris cet article encore empreinte de toutes les émotions fortes, que ce voyage à Rapa Nui m’a procuré.
Je peine à trouver les mots justes pour traduire le choc de cette exceptionnelle rencontre de l’île perdue.
Ce profil de moai auréolé de superbes cirrus et du soleil de Pâques, restera dans mon souvenir.
Dans le prochain article, nous visiterons la carrière Rano Raraku, où ils étaient fabriqués et celle de Puna Pau, où les pukao (chignons, pas des chapeaux) en lave volcanique rouge, étaient sculptés.
Pour les passionnés et les curieux je recommande le merveilleux guide "Ile de Pâques " de Daniel PARDON aux Editions du vent des îles, paru en 2008.
Mon rêve ne cesse de se prolonger.... Le blues pascuan sans doute !
A demain pour la suite….
Les conversations sur des sujets professionnels seront inévitables, durant le séjour, mais très vite l’île et les moai, nous accaparent et nous oublions Tahiti et son actualité.
Trois chambres mitoyennes à l’hôtel 11, 12 et 13. A la 12, Claudine (enseignante expat ) et sa fille Alexandra qui vit en Australie
Je suis donc la 5 eme française de l’hôtel.
Nous formons de suite, un groupe solidaire et nous découvrirons ensemble les sites, les volcans, les grottes … et partagerons de délicieux repas, avec le pisco en apéro.
Notre guide Keka arrive avec un peu de retard.
Keka est une pascuane qui a vécu 23 ans à Rouen et est revenue dans son île natale depuis peu.
Après la sortie du village, la piste côtière en terre et les premiers sites.
Et toujours l'océan, les falaises, les chevaux sauvages, c'est magnifique.
De gros bambous composaient l'armature et supportaient le toit végétal.
Tellement de photos, je ne suis pas certaine de vous les mettre dans l’ordre du parcours .Bienvenue au pays des yeux qui regardent le ciel " maka ki te rangi ".
Ces dieux de pierre appelés moai étaient les représentations d’ancêtres célèbres qui tournaient le dos à la mer et protégeaient leur clan, sauf ceux d'Akivi qui regardent l'océan.

Tous les moai ont été érigés entre l’an 800 et 1680, sur des plates-formes nommées ahu.On compte 272 ahu sur l’île, dont la plupart est disposée sur le pourtour (25 à l’intérieur).
Voici le site le plus magique, celui de Tongariki.

On ne sait à peu près rien des raisons qui ont poussé les Rapanui à les ériger à un rythme de plus en plus frénétique et en taille de plus en plus colossale, épuisant sans doute une partie significative des ressources de l’île dans cette pénible industrie.Le plus grand des moai mesurait 21,60 m et pesait 180 tonnes.
Gaspillage de temps et d'énergie, dit-on aujourd'hui, mais réservons nos jugements et admirons sans réserve, les vestiges de cette civilisation perdue au bout du monde.
On ignore tout des rites qu’ils pratiquaient.
Nous buvons les paroles de notre guide Keka. : guerres tribales, cannibalisme important…. (présence de crématorium... )
Vers 1680, l’histoire bascule et les moai sont renversés de leur ahu.
Cyclone, tremblement de terre, vengeances entre tribus, toutes les hypothèses s’entrecroisent.
Ce n’est qu’à partir des années 1955 , à l’initiative de Thor Heyerdahl, que certains sites seront restaurés.
Moai couchés,


Nous respectons strictement les consignes, ne pas monter sur les ahu et ne pas toucher les moai.
Moai sympathiques qui impressionnent terriblement.
Leur style moderne (façon cubisme ou Picasso) me subjugue.
Pierre a nommé les 15 moai deTongariki à sa manière !
Peut-être une actualisation s’impose pour le plus petit. ?Pour tout vous dire, il faudrait des dizaines d’articles et vous montrer des centaines de photos.
Peu de liens sur des sites de Net volontairement, mais si vous avez un peu de temps allez voir ce que dit le Net sur Rapa Nui et ses moai.
J’écris cet article encore empreinte de toutes les émotions fortes, que ce voyage à Rapa Nui m’a procuré.
Je peine à trouver les mots justes pour traduire le choc de cette exceptionnelle rencontre de l’île perdue.
Ce profil de moai auréolé de superbes cirrus et du soleil de Pâques, restera dans mon souvenir.
Pour les passionnés et les curieux je recommande le merveilleux guide "Ile de Pâques " de Daniel PARDON aux Editions du vent des îles, paru en 2008.
A demain pour la suite….
3 commentaires:
sortie sympa, as tu vu le "pito" le nombril du monde(selon les pascuans) ?
moi, j'ai du refaire le tour pour le retrouver afin de me ressourcer.
Et le grand cratère l'as tu vu ? il est impressionnant, petite ile mais pleines de vestiges.
On peut remercier les pascuans de savoir conserver leur style de vie, un peu précaire mais paisible et surtout sans misère.
Le pito, les 2 volcans, bien sur Arlette que j'ai tout vu !
La suite va arriver.
Hélas j'ai repris le job et j'ai moins de temps pour le blog.
Je souhaite y retourner un jour, pour approfondir et retrouver cette superbe ambiance chilienne.
Ah moi aussi tu me donnes envie d'y retourner. Quand j'ai dit que j'y partais une semaine, tout le monde a levé les yeux en affirmant que c'était bien trop pour une ausi petite île. Je me demande a posteriori qu'est-ce qu'ils ont vu de Rapa Nui... Enfin! Si j'y retourne j'aimerais au contraire y passer 15 jours. Et puis il y a aussi de la rando à faire, du cheval, de la plongée. Ah non cette île m'a conquise et m'attire encore.
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