Rimatara est connue pour son artisanat du tressage du pandanus (raufara).
Dès vendredi j’ai eu la chance de rencontrer Purotu, une jeune tahitienne qui travaille dans les assurances et était en déplacement à Rimatara. Je l’ai accompagnée (à vélo) chez ses clients dans les 3 villages et j’ai pu voir les mamas à l’œuvre,
obtenir plein de renseignements et passer mes commandes que j’ai récupérées mardi soir.
Il s’agit du pandanus à feuilles longues (l’autre pandanus, à feuilles courtes, est uniquement utilisé pour la couverture des fare).
Ces feuilles, d’une largeur d’une dizaine de centimètres et d’une longueur de 2 mètres environ, sont débarrassées de leur nervure centrale puis grossièrement tressées ensemble pour un séchage de 3 semaines à un mois.
Elles sont d’abord pendues au toit de maisons ou dans les arbres avant d’être étalées sur le sol.
Une fois séchées, les feuilles sont enroulées les unes sur les autres, pour former des rouleaux de 40 cm de diamètre environ soit une cinquantaine de feuilles par rouleau.
Le pandanus peut être blanchi en l’ébouillantant avec de l’eau très citronnée et du jus de papaye.
Il faut environ 2 ans pour qu’un pandanus puisse donner des feuilles utilisables en vannerie.
Le rouleau de pandanus se négocie aux alentours de 1200 Fcfp à 1500 F Rimatara.
Pour certains articles, on tresse également les jeunes feuilles du cocotier (niau), le bambou local (ofe) .
Les tapis (peue) (prononcer péoué), les chapeaux, et surtout les paniers constituent l’essentiel de la production.
Le peue est un rectangle de 2,5 par 2,3 m. Il existe 2 façons différentes de tresser les peue : Le tressage large et le tressage fin, (plus esthétique). Le travail se fait généralement en équipe de 2 ou 3 femmes. Il faudra une journée pour réaliser un peue de taille standard. (15 000 à 5000 Fcfp à Rimatara).
Le plus classique, le plus simple et le plus vendu des paniers; est le "panier marché", mais il existe aussi de jolis petits paniers qui font des petits sacs à main très solides. Purotu pose avec ses trouvailles.
Il faut à peu près 3 jours pour réaliser un chapeau. La première étape consiste à fabriquer des tresses. Il en faut une vingtaine de mètres. C’est le travail le plus long. Ces tresses sont ensuite cousues ensemble, à la machine. Des chapeaux plus simples, pour la vie quotidienne, sont tressés à la main directement sur gabarit.
J’ai acheté une jolie couronne en écorces : les écorces jaunes sont du tira, les blanches et marron sont du purau et des trognons de bananes pa’a fei.
C’est très joli et elle se gardera des années.
Les colliers de coquillages (pupu), (coquillages ramassés par temps de pluie), sont réputés pour leur élégance et leur diversité de couleurs (jaune, blanc, noir, marron).
La sculpture sur bois des Australes, encore méconnue, est d'une grande finesse. 
Ici le symbole de l'île la perruche rouge ura.
elle est dorénavant enseignée au CJA (Centre des Jeunes Adolescents) qui perdure ainsi cet art devenu rare.
Georges m’a emmenée visiter ce centre qui accueille 10 jeunes actuellement.
J’ai été séduite par ces fines sculptures, spéciales de Rimatara.
Paniers, sculptures, colliers, un artisanat séduisant et quelques kilos de plus dans la valise du retour ! Nana.
Dès vendredi j’ai eu la chance de rencontrer Purotu, une jeune tahitienne qui travaille dans les assurances et était en déplacement à Rimatara. Je l’ai accompagnée (à vélo) chez ses clients dans les 3 villages et j’ai pu voir les mamas à l’œuvre,
Elles sont d’abord pendues au toit de maisons ou dans les arbres avant d’être étalées sur le sol.
Le pandanus peut être blanchi en l’ébouillantant avec de l’eau très citronnée et du jus de papaye.
Il faut environ 2 ans pour qu’un pandanus puisse donner des feuilles utilisables en vannerie.
Le rouleau de pandanus se négocie aux alentours de 1200 Fcfp à 1500 F Rimatara.
Le peue est un rectangle de 2,5 par 2,3 m. Il existe 2 façons différentes de tresser les peue : Le tressage large et le tressage fin, (plus esthétique). Le travail se fait généralement en équipe de 2 ou 3 femmes. Il faudra une journée pour réaliser un peue de taille standard. (15 000 à 5000 Fcfp à Rimatara).
Le plus classique, le plus simple et le plus vendu des paniers; est le "panier marché", mais il existe aussi de jolis petits paniers qui font des petits sacs à main très solides. Purotu pose avec ses trouvailles.
J’ai acheté une jolie couronne en écorces : les écorces jaunes sont du tira, les blanches et marron sont du purau et des trognons de bananes pa’a fei.
Les colliers de coquillages (pupu), (coquillages ramassés par temps de pluie), sont réputés pour leur élégance et leur diversité de couleurs (jaune, blanc, noir, marron).
5 commentaires:
L'artisanat des Australes est magnifique. Sa réputation remonte à la nuit des temps. C'est très bien de mieux le faire connaître, il le mérite largement.
On le perpétuera si on permet aux habitants de ces îles de pouvoir en vivre.
Cela serait magnifique si ce reportage accompagné de ses photos pouvait passer sur un quotidien de Tahiti
Ia ora na,
Pourquoi ces sculptures sur bois ne sont pas vendues à Papeete?
Les umete sont absolument splendides grâce à la finesse de leur ciselure.
Quels sont les débouchés des habitants des Australes pour justement pouvoir vivre de leur art?
Nana.
MARTINE
Du beau travail qui merite d'etre connu et reconnu.Le reportage pourrait s'inserer dans un magasine.
Bises de Londres.
Laurence & Mathieu
Bonjour Martine. Cette production reste presque confidentielle et souvent sur commande. Il faut vraiment aller l'acheter sur place. La sculpture marquisienne plus connue et mieux organisée, a quelque peu supplanté celle des Australes. D'avoit tout à Papeete n'est pas une bonne chose à mon avis. Il faut aller dans les îles.
Je crois qu'il y a une exposition artisanale en provenance des îles au moins une à deux fois par an à Papeete, dont celle du Heiva en juillet. Il n'y a plus de curios qui achètent les produits pour la revente, ca reviendrait trop cher pour le client. Et aussi il faut trop de soin pour la conservation.
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