10 novembre 2011

Fakahina : un accueil chaleureux

J’arrive à Fakahina le 31 octobre. J’ai prévu 2 kg de bonbons pour Halloween, pour les enfants. Avec Annick, nous partageons le gros paquet en 20 petits sachets. Nous allons les distribuer aux 18 enfants du village.
Les enfants sont ravis et me font la bise. Nous passons à pied dans les deux rues du village. En moins d’une heure, tout le monde sait qu’une touriste est chez Annick. Je découvre l’arbre à kava (le léché tuamotu) et les petites surettes (groseilles de Tahiti). Annick a un magnifique citronnier dans sa cour qui est très productif et son papa faamu possède les 2 seuls bananiers de l'île. Hormis les missions administratives et les gendarmes, une fois par an, personne ne vient passer des vacances à FAKAHINA. J’explique aux habitants que je préfère les petites îles, elles sont aussi jolies que les grandes et c’est plus facile de rencontrer les habitants. La visite du village est très rapide : le guichet OPTle poste de secours qui est situé au 1er étage de l’abri anticyclonique, l'église catholique Saint Athanas (298-373). Il n'y a pas de temple à Fakahina. le cimetiere, la mairie,l’école, l’épicerie ouverte quelques heures par semaine, à la demande, et en ce moment parfaitement vide ! Le quai où se place la goélette. Au dîner je fais la connaissance de la petite famille, Paul (tema), le mari d’Annick, Mihi Atea (Alexia), leur dernière fille de 7 ans, et Nanu Hei, (rose, fatima), leur petite motua de 4 ans.
Paul a construit seul sa maison. C'est splendide et meublé avec goût. Annick a une très jolie cuisine moderne bien équipée. Dans le garage de Paul, j’aperçois une très vieille voiture. C’est une Ford T. Elle appartenait au grand-père de Paul. Il a connu les roues à rayons en bois, remplacées par des roues pleines lorsqu’elles étaient pourries. Jusqu’à peu la Ford T roulait et rendait des services, mais une pièce du carburateur est cassée. Pas d’Internet pour tenter d’alerter les réseaux de collectionneurs. Paul ne désespère pas de la refaire fonctionner un jour.
Mardi c’est le jour de la Toussaint et nous allons tous à la messe à 8 h. Il y a 3 guitaristes. Toute l’assemblée chante les cantiques avec une ferveur et un entrain qui sont émouvants. Il n’y a pas de curé mais un sous diacre (Rua, le papa d’Annick). Les femmes se retrouvent pour papoter devant l’épicerie à la fin de la messe. Je bavarde avec les mamies: Aka (Anne Marie) avec sa jolie couronne est une marquisienne de Ua Pou et Puahi (Elisabeth), d'origine japonaise exhibe sportivement ses 80 ans. Les fillettes jouent.Il fait chaud, l’île est calme et sans bruit, seul le vent fait bruisser les feuilles des grands cocotiers. Je suis bien à Fakahina. A suivre

7 commentaires:

Stéphane L. a dit…

La simplicité de la vie dans le Pacifique, et également un certain dénuement.
Magnifique article

Sylvie-Anne a dit…

Merci Stéphane. J'ai donné la priorité aux personnages plutôt qu'aux paysages, car leurs sourires sont si merveilleux.

nadege a dit…

quel article magnifique la ford T est vraiement superbe pour l'entretenir fait de la pub dans ton blog il trouvera certainement des collectionneurs avec ton blog qui pourront l'aider a la remettre en etat

Henri a dit…

Bonjour,
esayez : http://www.leboncoin.fr/equipement_auto/204802884.htm
pour un carburateur Ford T (une centaine d'euros)
Et continuez votre superbe blog

Jacqueline a dit…

Sylvie Anne
Vos tenues vestimentaires sont toujours bien assorties avec les récits déjà si agréables à lire. C'est un plaisir de vous voir avec des couleurs aussi chatoyantes !!!!!
De l'élégance dans tous les domaines ainsi que de la recherche!!!!!! Que du bonheur.
Merci encore pour tous ces partages.

Anonyme a dit…

Sylvie-Anne

Mon père nous trimbalait avec notre Ford T.34 jusqu'en 1968. A l'époque il en restait quatre ou cinq qui continuaient à crculer. Les vraies roues sont avec des pneus plus étroits et avec des rayons en bois .Les phares sont de marque Général Electic, en verre et étanches comme des énormes ampoules. La Ford T.34 que nous avions acheté à l'époque avait plus de 400 mille kilomètres au compteur, elle avait servi tous les jours à livrer du pain dans les districts pendant 28 ans. Il en reste encore une en était de marche à Pirae, mais il y a bien long temps qu'elle ne circule plus. Son propriétaire d'origine chinoise est décédé.
Aux USA il est facile de trouver encore des pièces à un prix raisonnable. Voir par internet.

Christian P Y P

Anonyme a dit…

Sylvie-Anne

Petit détail pour notre Ford.T34, elle n'avait pas de démarreur et ne démarrait qu'à la manivelle. Pour les pays froids était prévu sous le moteur un bac à alcool pour chauffer le moteur avant le démarrage.

Christian P Y P