22 novembre 2011

Le temple chinois de Papeete

En face de l’ancien Hôpital Mamao, et de la CPS (caisse de protection sociale), se dresse le temple chinois dédié à Kanti. C’est un de rares monuments de Papeete que je n’avais pas pris le temps de m’arrêter visiter.
Ce mardi, avec Carole, une amie de Taravao en balade à Papeete, nous avons fait la visite extérieure, car pour l’intérieur, les visites sont de 6h à 12h !
Son architecture est typiquement orientale, avec des murs de couleur émeraude surmontés d’un toit en pagode fait de tuiles vernissées, supporté par de grandes colonnes rouges. Il a été dessiné par un architecte de Taiwan, M Liaw.
Conformément à la géomancie traditionnelle du Feng Shui (vent et eau), le temple est orienté vers le Sud avec son assise au Nord. Ce nouveau temple couronne les efforts de Si Ni Tong et de toute la communauté chinoise pour remplacer le vieux temple en bois construit sur le même site et détruit par un incendie le 20 mai 1981.
Les historiens locaux situent la construction du vieux temple autour de 1860, bien avant l'arrivée des premiers coolies de la plantation d' Atimaono à Papara (1865).
L'inauguration eut lieu le 30 mai 1987, sous la présidence de Michel LAW (1931-2002).
L'entrée du temple est gardée par 2 dragons, animaux typiques de la mythologie chinoise. Le dragon appartient a la famille des immortels. Il est le symbole du principe mâle (yang), le phénix étant le symbole du principe femelle (yin). Les matériaux de décoration et d'ornement proviennent de Taiwan, tandis que les 2 lions en bas de l'entrée, sont un don de la République Populaire de Chine.
Kanti ou Guan Gong est un personnage-clé de l'histoire de la Chine, qui vécut entre les années 162 et 219, à l'époque où la Chine était divisée en 3 royaumes. Célèbre par son courage, sa loyauté et son patriotisme, il est renommé pour ses qualités de bonté et de générosité envers les pauvres notamment. Il a été divinisé en tant que Dieu de la guerre et des arts martiaux.
Le temple est entouré d'un jardin traditionnel chinois, agrémenté de petits ponts et de sculptures à l'effigie des divinités chinoises. Il accueille les festivités du nouvel an chinois 2 semaines tous les ans. Danses, contes, célébrations religieuses sont à l'honneur pendant cette grande fête qui tient une place importante à Tahiti. Du temple partent les défilés de dragons de papiers multicolores ainsi que le défilé des lanternes qui clôture le nouvel an.
Tout au long de l'année, les membres de la communauté chinoise de Tahiti, viennent y faire des offrandes et consulter l'oracle. Ouvert au public, l'atmosphère apaisante est baignée des senteurs d'encens et des prières prononcées en Hakka, (dialecte d'origine des chinois de Tahiti).

Un autre jour pour la visite de l'intérieur.

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Sylvie-Anne

Tu as quasiment tout dit sur la temple chinois de Mamao. Ce temple comme l'ancien temple qui a été incendié par un SDF font partie intégrante de la vie de la communauté chinoise et polynésienne.

Christian P Y P

Arlette h a dit…

Je me souviens de l'époque où il y avait encore le temple en bois. Il était tellement laid que j'avais peur d'y entrer. Je fréquentais les alentours parce que j'accompagnais mes oncles au tennis. A l'époque c'était un des rares court. Il y avait aussi une maison de retraite. On y logeait tous les vieux et vieilles chinoises sans famille. Ils étaient à la charge de la communauté chinoise. Les noms des donateurs sont inscrits à l'intérieur du temple. A l'occasion du jour de l'an chinois (alentours de janvier/février), il y a aussi des manifestations : spectacles de danses et démonstrations de kung fu avec des stands de produits chinois et aussi la danse du Dragon (pour chasser les mauvais esprits)

Anonyme a dit…

Arlette

J'ai toute ma vie fréquenté l'ancien et le nouveau temple Kanti.
Nous allions chercher la dame responsable des rites pour, par exemple lors de la construction d'une maison, libérer les nouveaux propriétaires des dettes passées de l'ancien propriètaire . Pour aussi faire que la construction n'est pas de problèmes et enfin à la fin des travaux les derniers rites pour en protéger les occupants.
Le plus curieux pour moi c'est que toutes ces manifestations étaient conduites de longues années par une dame qui faisait cent pour cent tahitienne mais en réalité était demi chinoise. C'est géré actuellement par Richard Chenoux. Il n'y a donc pas que les familles chinoises qui participent à la vie du temple.

Christian P Y P

Stéphane L. a dit…

Je passais devant (l'ancien) temple tous les jours lorsque j'allais à l'école, mais je ne le connaissais pas de l'intérieur.
merci

Anonyme a dit…

Stéphane L.

L'ancien temple était en bois , vieux, vieux, vieux !.....en plus vers sa fin de vie il avait l'air de pencher.
A l'intérieur c'était enfumé, sombre et un vrai carphanaüm de statuettes, de vases, d'estampes et autres objets bizarres. Quelques rares ampoules blafardes , loupiottes rouges et flammes tremblottantes de bougies, créaient une ambiance mystérieuse. Quand on ressortait de là on avait, imprégné dans le linge, une odeur de cendres d'ensens.

Christian P Y P